HomeA la uneQUALIFICATION DE L’ARGENTINE POUR LA FINALE DU MONDIAL 2026 : L’Albicéleste proche du firmament

QUALIFICATION DE L’ARGENTINE POUR LA FINALE DU MONDIAL 2026 : L’Albicéleste proche du firmament


Espagne # Argentine. Telle est l’affiche de la finale de la Coupe du monde 2026 conjointement organisée par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada. En effet, en deuxième demi-finale du tournoi disputée le 15 juillet dernier au Mercedès-Benz Stadium d’Atlanta aux Etats-Unis, l’Argentine est venue à bout de l’Angleterre à l’issue d’un duel de titans qui a donné du plaisir aux nombreux supporters et qui a parfois atteint des sommets d’intensité et d’engagement. Comment pouvait-il en être autrement quand on sait le vieux contentieux de la « main de Dieu » de Diego Maradona lors du Mondial 1986 que les Anglais n’ont jamais digéré ?

 

En accédant à cette finale, l’Albicéleste est désormais à une marche du trophée

 

 Une « main divine » du capitaine argentin d’alors à l’origine du premier but de ce quart de finale historique, qui sera suivi d’un second qui est resté dans l’histoire comme le « But du siècle », après que, parti du milieu du terrain, Maradona a dribblé plusieurs joueurs anglais jusqu’au gardien, avant de marquer dans des buts grandement ouverts. Un exploit individuel qui a d’autant plus eu un retentissement mondial que ce but de « el pibe de oro » venu d’ailleurs, était finalement celui de la qualification pour l’Argentine après que l’Angleterre eut réduit le score à 2-1 en fin de match. Si l’on ajoute à cet épisode sportif à polémique, le contentieux géopolitique séculaire des Malouines qui oppose les deux pays, on comprend que même sans le dire, il y avait de l’électricité dans l’air à l’occasion de ce match à grand enjeu pour une place en finale de la Coupe du monde. Un ticket qualificatif que les Three Lions convoitaient fortement, dans leur désir ardent de mettre fin à soixante ans de disette après l’unique sacre obtenu à domicile en 1966. Et l’occasion était d’autant plus belle que depuis cette consécration à domicile, c’est la première fois qu’ils atteignaient le stade des demi-finales d’une Coupe du monde. Mais les Argentins se sont montrés plus forts sur le terrain, en arrachant le précieux sésame qui les rapproche un peu plus de leur objectif d’accrocher une quatrième étoile à leur tunique. Autant dire qu’en accédant à cette finale, l’Albicéleste qui est désormais à une marche du trophée, est proche du firmament. Une victoire au mérite, qui n’était pas gagnée d’avance, quand on voit comment l’Argentine a dû batailler ferme pour se hisser à ce niveau de la compétition. Pour Lionel Messi, l’emblématique capitaine argentin qui, à trente-neuf ans, dispute son dernier mondial, c’est une victoire qui revêt un cachet particulier. Parce qu’au-delà de la première que constitue pour lui cette opposition contre les Three Lions en match officiel, cette qualification lui offre l’occasion de disputer une deuxième finale consécutive de la plus prestigieuse compétition de football au monde. Et un éventuel succès final de son pays dont l’objectif est aussi de conserver son titre, serait pour lui la consécration d’une carrière bien remplie.

 

Il appartient aux Anglais de tirer les leçons de cette aventure en terre américaine

 

 

 C’est dire si avec ce pas de plus vers la médaille du vainqueur, Lionel Messi est bien parti pour continuer à écrire sa légende en lettres d’or avant de prendre une retraite bien méritée. Quant à l’Angleterre qui échoue aux portes de la finale, elle n’a pas démérité. Car, tout au long de la compétition, elle a su montrer de la solidarité et de la combativité, avec des individualités qui lui ont souvent permis de se sortir des situations difficiles, face à des équipes comme la République démocratique du Congo (RDC), le Mexique et la Norvège qui se sont montrés comme autant d’adversaires coriaces, respectivement en seizièmes, en huitièmes et en quarts de finale. Toujours est-il qu’avec le parcours qui a été le sien dans cette compétition, cette génération est bien partie pour valoir des satisfactions au pays de la Couronne, dans les années à venir, pour peu que la dynamique soit maintenue. C’est dire si au-delà de la défaite, le travail doit continuer pour les hommes de Thomas Tuchel. Il appartient donc aux Anglais de tirer les leçons de cette aventure en terre américaine pour mieux préparer les échéances à venir. Pour en revenir à l’Argentine, ce match contre l’Angleterre est peut-être le meilleur test pour l’Albicéleste avant la finale contre l’Espagne, sachant qu’en seizièmes de finale, en huitièmes et en quarts, les hommes de Lionel Scaloni ont trimé contre le Cap-Vert, l’Egypte et la Suisse, qui étaient moins que des outsiders dans ce tournoi.  

« Le Pays »  


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