A la uneLa chronique du fou

SAINT-VALENTIN SUR FOND DE COVID-19  

Et si les uns et les autres faisaient le choix de se confiner ?  

En début de semaine en cours, j’ai surpris une conversation de jeunes hommes, la trentaine bien sonnée. Ils parlaient de la Saint-Valentin. En effet, l’un d’eux se plaignait de s’être ruiné financièrement à l’occasion des fêtes de fin d’année. Et voilà que très rapidement, est arrivée la fête des amoureux. Il demandait à son ami de l’aider à trouver des arguments pour convaincre sa copine qui, disait-il, est très attachée à la Saint-Valentin. Je m’en suis moqué éperdument tout en évitant de m’exposer à la furie de ces jeunes garçons qui ne prêtaient d’ailleurs aucune attention à moi. En fait, je le dis parce que je sais que ces deux « Jules » ne sont pas les seuls à avoir le sommeil trouble de savoir que la Saint-Valentin, c’est dans quelques jours seulement. Je plains particulièrement les hommes qui, en plus de faire face aux besoins de madame, devraient aussi satisfaire aux exigences des nombreuses maîtresses qui, je le sais, ne manquent pas, ces derniers jours, de se signaler par des textos ou des appels intempestifs. Je plains aussi ces « go » qui ont plusieurs gars. Elles « prennent » un peu partout si bien qu’au final, elles ne savent plus avec qui sortir. Elles donnent de faux rendez-vous. Certaines tombent malades ou « tuent » leur tante ou oncle au village. D’autres simulent un voyage. Je sais que beaucoup se reconnaîtront dans mon propos. Mais comme j’aime à le dire, que celui ou celle qui se sent morveux(se) se mouche. Je sais que la Saint-Sylvestre avait fragilisé certains couples du fait du comportement insincère ou bizarre du ou de la partenaire.  Mais avec la Saint-Valentin, les choses risquent de se détériorer davantage chez certains, tant ils s’illustrent dans la malhonnêteté. Ce n’est pas moi qui le dis. Le comportement des jeunes garçons et des jeunes filles de maintenant, en dit long sur leur manque de fidélité.

 

A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle

 

Plutôt donc que de célébrer l’amour, certains couples, loin pour moi de jouer les oiseaux de mauvais augure, risquent de célébrer le divorce ou la séparation. Quant à moi, j’ai déjà ma petite idée. Avec la situation sanitaire préoccupante, je vais opter pour le confinement, le jour de la Saint-Valentin. Là au moins, ma petite amie saura que je ne l’ai pas flattée pour sortir avec une autre fille. Et ce n’est pas tout. Le confinement m’épargnera de faire de grosses dépenses puisque si je m’amuse à sortir à l’occasion, je serai obligé de payer poulet ou poisson braisé sans compter l’argent de la boisson. J’oublie volontiers le cadeau qu’on attend de moi, ce jour-là. Voyez-vous ? Ce n’est pas facile, surtout que les femmes et les filles d’aujourd’hui aiment faire la concurrence avec leurs camarades. Ce n’est pas parce que le copain ou le mari de l’autre lui a offert une moto ou une voiture, qu’il faut en demander. Les gens n’ont pas les mêmes problèmes ni les mêmes forces de frappe. Comme le dit l’adage, « si ton eau ne te permet pas de te laver entièrement, lave-toi le visage et les pieds ». Mais les filles et les femmes   d’aujourd’hui n’en ont cure. Pour elles, le mari ou le copain doit être capable de tout. Parfois, la pression est tellement forte que certains hommes finissent par  voler pour pouvoir répondre aux exigences de qui de droit. En tout cas, étant donné que les accolades et les baisers  sont interdits en cette période de Covid-19, je propose que les uns et les autres optent, cette année, pour le confinement. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. En le disant, je sais que certains hommes vont s’en servir mais encore faut-il qu’ils puissent convaincre madame  ou la maîtresse, surtout que la Saint-Valentin tombe sur un dimanche qui n’est pas un jour ouvrable.

 

« Le Fou »

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