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TRAITEMENT DE L’INFORMATION EN MATIERE DE SANTE DE LA REPRODUCTION : Des journalistes outillés

TRAITEMENT DE L’INFORMATION EN MATIERE DE SANTE DE LA REPRODUCTION : Des journalistes outillés

L’Association des professionnelles africaines de la Communication (APAC), en partenariat avec l’ONG américaine PP/GLOBAL, a, dans le cadre de la deuxième phase du projet « Voix pour la santé », organisé un atelier de formation au profit des journalistes. Cet atelier a pour but de les outiller sur la collecte, le traitement de l’information et l’appui juridique aux productions médiatiques sur la Santé sexuelle et reproductive (SSR) des jeunes. L’atelier a eu lieu du 15 au 16 février 2017 à Ouagadougou.

 

Venus des régions du Centre, du Centre-Sud, du Centre-Est et du Centre-Ouest, des journalistes de la radio, de la télévision, de la presse écrite et de la presse en ligne ont suivi un atelier qui les a outillés dans la collecte, le traitement de l’information et l’appui juridique aux productions médiatiques sur la Santé sexuelle et reproductive (SSR) des jeunes. Durant 48 heures, la vingtaine de participants ont suivi des communications et fait des travaux pratiques. Les deux communications majeures ont porté sur « la présentation de l’arsenal juridique en matière de SSR » et « la collecte et le traitement de l’information en matière de SSR ». En ce qui concerne l’arsenal juridique, Awa Yanogo a renseigné les participants sur les textes internationaux, régionaux et nationaux qui régissent la SSR. Après coup, journalistes et communicateurs ont débattu sur des questions qui ont été posées suite au développement du thème. La seconde communication majeure faite le deuxième jour par Ahmed Koné, a porté sur la collecte et le traitement de l’information en matière de santé. Selon le communicateur, l’information en matière de santé a des aspects qui sont liés à l’intimité de la personne, à la protection de sa vie privée et à la défense d’un certain nombre d’intérêts qui tiennent de facteurs psycho-sociaux. A l’en croire « c’est une information spécifique qui nécessite un minimum de formation de base. D’abord, être journaliste et avoir un certain bagage au plan de tout ce qui gravite autour de la santé ». Il a d’ailleurs affirmé que l’atelier organisé par l’APAC vient renforcer les compétences journalistiques en ajoutant un certain nombre de contenus qui permettent aux journalistes d’être bien outillés face à des problématiques telles que les grossesses précoces et non désirées, etc.

Par ailleurs, il faut noter que la situation de la santé de la reproduction des jeunes au Burkina Faso n’est pas reluisante. En effet, les adolescents ont une sexualité précoce et non protégée. Les adolescentes contractent des grossesses précoces et non désirées de façon récurrente en milieu scolaire, donnant lieu à des avortements clandestins. En plus, le taux de prévalence contraceptive est faible. Il est de l’ordre de 15%. La tenue de cet atelier se justifie par le fait que l’insuffisance d’offre de services de santé de la reproduction adaptés aux adolescents est accentuée par le manque d’information et de communication. Pour rappel, sur le financement de PPGlobal, une ONG américaine, l’APAC mène un projet dénommé « Promotion de la santé de la reproduction des jeunes à travers les médias » depuis 2014. Toute chose qui a conduit à l’organisation de l’atelier des 15 et 16 février derniers au profit d’une vingtaine de journalistes.

Françoise DEMBELE

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