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DECES DE MAHAMAT CHOUA:Une grosse perte pour le Tchad

L’ancien président tchadien, Lol Mahamat Choua, a tiré sa révérence hier, 15 septembre 2019, à l’âge de 80 ans, des suites d’une longue maladie. L’homme que le Tchad pleure a dirigé le pays d’avril à septembre 1979. Une période durant laquelle le Tchad traversait une grande zone de turbulences. Le moins que l’on puisse dire, c’est  que la disparition de Mahamat Choua est une grosse perte pour le pays de Idriss Deby Itno. En effet, après les années de braise en 1970, où l’homme a joué un rôle majeur pour avoir conduit avec succès les négociations entre des groupes militaires pendant la guerre, il était devenu le doyen sinon le sage de l’Assemblée nationale tchadienne.

En sa qualité de député et président de groupe parlementaire de son parti, le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), Mahamat Choua était devenu conseiller  aidant à dénouer des crises et pas des moindres. En tout cas, de nombreux Tchadiens se souviendront de lui comme étant un homme de paix, de consensus, bref un administrateur qui aura consacré une bonne partie de sa vie au développement de son pays.

Il faut espérer que sa vie servira de boussole pour bâtir une nation plus forte et de paix

Certes, la vie de Mahamat n’a pas toujours été rose. On se rappelle qu’en 2008, il avait été interpellé puis relâché lorsque les rebelles étaient sur le point d’investir la capitale. Notons qu’après sa courte expérience à la tête de l’Etat, l’homme avait également été élu président du Conseil supérieur de la transition quand l’actuel chef de l’Etat prenait les rênes du pouvoir en 1990. D’ailleurs, depuis cette date, le vieux comme l’appelaient affectueusement les députés de la législature en cours, n’avait plus quitté la scène politique et l’Assemblée nationale que ces deux dernières années. Et ce, à cause de la maladie qui le rongeait. C’est un homme pétri d’expérience et de talent qui s’en est allé et il faut espérer que sa vie servira de boussole pour bâtir une nation plus forte et de paix. Mais en attendant, il laisse un vide qu’il faudra travailler à combler car, il avait une grande expérience en matière de gestion des crises.

En tout cas, il a cassé la pipe au moment où son pays a plus que jamais besoin de facilitateurs, d’hommes pondérés pour résoudre la grave crise que vit la nation tchadienne. Ce n’est un secret pour personne, le Tchad va mal. Outre le verrouillage du système politique, les fonctionnaires tchadiens, faut-il le souligner, font régulièrement face à des arriérés de salaires, à une récession économique. Une situation certes due à la chute du prix du baril du pétrole mais aussi et surtout à la malgouvernance du régime Deby.

 

DZ  

 

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