Echos des provinces

INTRONISATION CONTESTEE A LA CHEFFERIE DE BANFORA

Héma Djaffar Ouattara accusé, rejette toute implication

Le père fondateur du Comité culturel de la génération des trois testaments (CCGT), Héma Djaffar Ouattara était face à la presse le vendredi 14 juin 2019, à son domicile au secteur n°22 de Bobo-Dioulasso. Il s’agissait pour lui de donner, à l’opinion publique, sa version des faits sur sa prétendue l’implication dans l’intronisation du chef de Banfora. Sans surprise l’accusé nie catégoriquement les faits.

Selon la version des accusateurs, le sieur Djaffar aurait tenu une réunion secrète chez lui à son domicile pour manifester son désaccord quant à l’intronisation de l’actuel chef désigné par les soi-disant ancêtres et planifié sa destitution. Chose que Héma Djaffar nie « ça ne me regarde pas les histoires de chefferie, certes je suis originaire de Banfora mais, ce n’est pas à moi de désigner un successeur au trône. Donc je ne suis au courant de rien du tout », a-t-il laissé entendre avant de poursuivre en ces termes : « s’il était question du Coran ou de la Bible j’aurais eu mon mot à dire, car j’ai étudié ces deux livres saints ». Le père fondateur du CCGT a fait savoir qu’il n’a jamais été question de réunion chez lui sur le sujet encore moins, une réunion secrète. D’après les traditions, à Banfora, si le chef meurt, il faut immoler des poulets pour confirmer son successeur parmi ses fils, c’est ainsi que les ancêtres ont désigné le troisième fils du défunt âgé seulement de 29 ans. Issue d’une famille de féticheurs, Djaffar est familier à la tradition. Selon lui si l’actuel chef intronisé est celui désigné par les ancêtres, il n’y a pas de raison de s’opposer à sa chefferie à moins que l’on veuille s’opposer à la tradition ou du moins que l’on ne croit plus à cette tradition. Il poursuit en mettant en garde ceux qui veulent utiliser son nom pour destituer le chef intronisé et installer leur favori. Par ailleurs, il appelle la population de Banfora à plus de vigilance afin d’éviter la désunion et le désordre que pourrait engendrer ces actes ignobles. Dans ces moments où sévit l’insécurité au Burkina Faso, tout un chacun s’attèle à cultiver la paix et la cohésion sociale. C’est ainsi que Héma Djaffar Ouattara n’a pas hésité à prier pour la paix, la cohésion sociale et la sécurité au Burkina Faso. Cependant il lance un appel au gouvernement à prendre ses responsabilité au plus vite avant que le pire n’arrive.

Lassina DIARRA

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