HomeA la uneLA CIRCULATION DES PERSONNES A L’EPREUVE DES NOUVELLES MESURES CONTRE EBOLA EN RDC : La santé des populations est à ce prix

LA CIRCULATION DES PERSONNES A L’EPREUVE DES NOUVELLES MESURES CONTRE EBOLA EN RDC : La santé des populations est à ce prix


Quelque quatre mois après l’apparition de la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique Congo (RDC), la victoire contre ce mal reste toujours une quête. Bien que la maladie ait atteint son pic, elle continue de répandre la terreur dans les sept provinces du pays, notamment dans le Nord Kivu où elle a connu une augmentation vertigineuse, atteignant 73% des cas là où sa province visionne, l’Ituri, enregistre 26% des cas. Face à cette situation pour le moins préoccupante, les autorités congolaises, avec l’aide de la communauté internationale, ont décidé de renforcer les contrôles sanitaires afin de contenir la propagation du virus Ebola qui commence à s’étendre à de nouvelles localités. Ainsi, des opérations de dépistages et de mesures de prévention sont déployées aux frontières et sur les principaux axes de transport.

 

La solidarité internationale est en marche au pays de Félix Tshisekedi

 

Des mesures qui, à n’en pas douter, porteront un coup dur à la libre circulation des personnes. Mais si la santé des populations est à ce prix, c’est tant mieux. Pouvait-il en être autrement quand on sait qu’Ebola a contaminé plus de 8 100 personnes et laissé sur le carreau, près de 4 000 cadavres ? N’est-ce pas cette situation alarmante qui a poussé les Etats-Unis d’Amérique à apporter une aide supplémentaire de 267 millions de dollars ? Eux qui avaient déjà consacré 887 millions de dollars à l’aide sanitaire et humanitaire en RDC. C’est dire si la solidarité internationale est en marche au pays de Félix Tshisekedi. C’est d’autant plus vrai que depuis la survenue d’Ebola, en RDC, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne cesse de déployer des efforts en vue de soutenir les autorités congolaises dans la lutte contre cette 17e épidémie qualifiée des plus dangereuses jamais enregistrées dans l’histoire de la RDC. En effet, de 20%, la maladie a vite atteint un taux de létalité de près de 50%, suscitant ainsi l’inquiétude légitime de la Communauté internationale qu’il convient de féliciter au passage pour ses efforts en faveur de la RDC. Même si, pour l’heure, l’OMS n’a pas encore réussi à mobiliser, comme elle le souhaite, 1,1 milliard de dollars supplémentaires pour renforcer la réponse à l’épidémie, il n’en demeure pas moins que les efforts déjà consentis ont permis d’engranger des résultats fort encourageants. On est d’autant plus porté à le croire que le nombre de personnes guéries, s’élève aujourd’hui à 2 088. Et si cette chaîne de solidarité n’est pas rompue, on peut nourrir l’espoir que dans les mois à venir, Ebola sera rangée aux oubliettes. C’est dire si chaque acteur est appelé à jouer sa partition. La communauté internationale fait déjà beaucoup en acceptant de déployer des équipes sur le terrain, mais aussi et surtout en déliant les cordons de la bourse. Mais quid des populations concernées au premier chapitre ? On le sait, certaines d’entre elles sont réfractaires aux mesures de contrôle.

 

Les populations qui souffrent le martyre doivent jouer pleinement leur partition

 

A cela il faut ajouter la porosité des frontières que certains passagers pourraient exploiter pour passer entre les mailles du filet.  C’est dire si rien n’est gagné d’avance. Alors, si la RDC souhaite venir à bout du virus Bundibugyo que l’on qualifie de souche rare contre laquelle aucun vaccin spécifique ni traitement homologué n’est encore disponible, elle devra pousser chaque acteur à faire sa part de boulot. A commencer par le premier des Congolais, Félix Tshisekedi, qui semble plus préoccupé à s’offrir un troisième mandat, qu’à mobiliser son peuple contre Ebola. Si la maladie semble reprendre du poil de la bête, c’est sans nul doute que Félix Tshisekedi que la société civile avait violemment critiqué pour son faible engagement dans la lutte contre Ebola, n’a pas pris de la graine. Et tant que le locataire du Palais de marbre restera dans cette posture, il faut craindre que les nouvelles mesures ne soient vouées à l’échec. Autant dire que le succès ou l’échec de la lutte contre Ebola en RDC, est plus tributaire de l’engagement personnel du chef de l’Etat congolais, que de la mobilisation de la communauté internationale. Fatshi se résoudra-t-il à faire de la lutte contre Ebola, la priorité des priorités? L’avenir nous le dira. En attendant, les populations qui souffrent le martyre doivent jouer pleinement leur partition. En tout cas, en attendant que le monde scientifique qu’il faut encourager à se hâter le pas dans la recherche, trouve un vaccin efficace ou un traitement adéquat, pour soulager les nombreux malades, c’est le prix à payer si elles veulent se mettre à l’abri de cette maladie.

 

« Le Pays »


No Comments

Leave A Comment