HomeA la uneEBOLA AU NIGERIA : L’Afrique de l’Ouest doit-elle s’en inquiéter?

EBOLA AU NIGERIA : L’Afrique de l’Ouest doit-elle s’en inquiéter?


Ebola gagne du terrain en Afrique. Déclarée à la mi-mai 2026 en République démocratique du Congo (RDC), où elle a causé plus de 4 000 morts, selon les derniers chiffres, l’épidémie s’est depuis, répandue dans des pays frontaliers. Il s’agit notamment de l’Ouganda et du Kenya qui ont tous enregistré des cas avec des décès à déplorer. Mais ce virus qui, visiblement, profite de la porosité des frontières de nos Etats et de la faiblesse de leurs systèmes de santé, progresse à un rythme qui fait froid dans le dos. En effet, en l’espace de quelque cinq mois, l’épidémie a franchi les frontières de l’Afrique centrale et de l’Est, et se retrouve désormais aux portes de l’Afrique de l’Ouest. Pour cause : un premier cas vient d’être confirmé à Abuja, au Nigeria. Les autorités de l’Etat fédéral en ont fait l’annonce le 20 octobre dernier, informant qu’il s’agit d’une femme arrivée d’Ouganda. Dès lors, toute l’Afrique de l’Ouest doit-elle s’en inquiéter? Dans tous les cas, elle est interpellée à rester sur ses gardes. D’autant plus qu’au-delà de l’annonce de ce premier cas à Abuja, il n’y a rien qui puisse rassurer les populations de la capitale. En effet, la date exacte de l’arrivée de cette patiente au pays reste incertaine. Plus grave encore, cette dernière aurait eu un contact avec 44 personnes qui seraient toujours dans la nature. Même si les autorités sanitaires du pays ont promis de faire tout leur possible pour contenir ce premier cas confirmé, la situation est, pour l’instant, loin d’être sous contrôle.

 

Les contrôles doivent être renforcés à tous les niveaux

 

C’est dire qu’au-delà des déclarations et des promesses, le plus important reste les mesures à prendre pour circonscrire la maladie. Le Nigeria a déjà prouvé, de par le passé, qu’il en était capable. En effet, en 2014, le pays a fait face à une première épidémie d’Ebola qui a été rapidement maîtrisée grâce à une riposte sanitaire rigoureuse.Il faudrait donc agir vite et avec rigueur pour espérer aboutir aux mêmes résultats qu’en 2014. En tout cas, les autorités nigérianes n’ont pas droit à l’erreur, d’autant plus qu’il s’agit du pays le plus peuplé de la sous-région ouest-africaine et que toute défaillance dans la riposte contre l’épidémie, pourrait avoir des répercussions très dommageables sur le reste de la région. Cela dit, ce premier cas déclaré au Nigeria vient rappeler avec force qu’aucun pays n’est à l’abri de cette épidémie qui a déjà touché trois régions du continent. Déclarée en mai 2026, comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette souche d’Ebola (virus Bundibugyo), pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement homologué, s’est étendue à travers l’Afrique plus largement, que toute épidémie d’Ebola précédente. La vigilance doit donc être permanente et les contrôles doivent être renforcés à tous les niveaux.

 

« Le Pays »

 

 


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