HomeA la uneELIMINATION DES ELEPHANTS DU MONDIAL 2026 : Fae n’a pas failli

ELIMINATION DES ELEPHANTS DU MONDIAL 2026 : Fae n’a pas failli


Fin de parcours pour les Eléphants de Côte d’Ivoire qui quittent la Coupe du monde 2026 au stade des seizièmes de finale. Leur bourreau du jour, la Norvège de Herling Haaland qui, après une phase de groupe plutôt solide où elle a dominé d’entrée l’Irak (4-1) et dompté les Lions du Sénégal (3-2) avant de s’incliner devant la France lors du dernier match de poule, se dressait en véritable épouvantail sur le chemin de Franck Késsié et ses camarades. Et, après avoir vaincu le signe indien du premier tour pour accéder, pour la première fois de leur histoire en Coupe du monde, aux seizièmes de finale de la compétition, les poulains d’Emerse Fae n’ont pu créer l’exploit d’un nouveau record en brisant le plafond de verre du second tour pour se hisser en huitièmes de finale.

 

Il y avait la place pour Emerse Fae et ses poulains pour continuer à écrire l’histoire dans cette compétition

 

Leur rêve s’est brisé hier au Dallas Stadium où ils ont été battus par la Norvège dans un match à l’issue duquel les Ivoiriens peuvent nourrir des regrets.  La magie n’a donc pas opéré ce 30 juin pour les Eléphants qui peuvent être frustrés de s’arrêter en si bon chemin pour rentrer à la maison. Pour autant, Emerse Fae n’a pas failli. Car, à l’aune de son apport pour le football ivoirien, il reste, plus que n’importe quel autre sélectionneur, celui qui aura porté le flambeau du drapeau ivoirien le plus haut possible. On se souvient encore des conditions dans lesquelles il a pris l’équipe ivoirienne, en pleine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à domicile, après une cinglante humiliation face à la Guinée équatoriale, qui augurait d’une sortie par la petite porte, pour la placer sur le toit de l’Afrique, dans un renversement de situation qui marquera à jamais l’histoire du football ivoirien. C’est aussi lui qui est à la base de la qualification de l’équipe à ce mondial où il a honorablement franchi le premier tour pour se hisser en seizième de finale. C’est dire si malgré la défaite, la Côte d’Ivoire doit savoir, à Fae, être reconnaissante. Pour en revenir au match d’hier, c’est une élimination qui reste décevante. Car, la Côte d’Ivoire n’avait rien à envier à la Norvège. Et il y avait la place pour Emerse Fae et ses poulains pour continuer à écrire l’histoire dans cette compétition. Mais les Eléphants ont payé cher leurs erreurs. Aussi bien par manque d’efficacité devant les buts que par manque de concentration dans le jeu, avec un collectif parfois défaillant. Toute chose qui leur avait déjà valu la défaite face à l’Allemagne alors qu’ils avaient longtemps tenu le match par le bon bout. Toutefois, la Côte d’Ivoire n’a pas à rougir de son parcours qui reste historique. Et l’on peut dire que cette génération a écrit l’une des plus belles pages du football ivoirien, en réussissant là où la génération dorée des Drogba, Yaya Touré, Salomon Kalou et autres, n’a pu faire mieux. Il leur appartient à présent de tirer leçon de cette expérience pour mieux préparer les échéances à venir, à commencer par la CAN 2027 qui se profile déjà à l’horizon.

 

La Coupe du monde reste une belle vitrine pour les joueurs pour taper dans l’œil d’éventuels recruteurs

 

Toujours est-il qu’avec cet échec, la Côte d’Ivoire rejoint l’Afrique du Sud qui a été éliminée 24 heures plus tôt, dans les ultimes minutes, par le Canada. Allongeant ainsi la liste des pays africains qui ont dit adieu à la compétition. Reste à espérer que les rescapés africains du tournoi, sauront minimiser les erreurs pour franchir cette étape afin de garder intactes les chances de prétention de l’Afrique au trophée tant convoité. Car, pour l’Afrique, l’essentiel n’est plus de participer  Il faut gagner pour se faire valoir. Autant dire que pour les équipes africaines engagées dans ce tournoi, la valeur ne réside plus dans l’engagement et le simple effort, mais dans la victoire. Pour cela, il va falloir, aux équipes africaines, faire encore plus preuve d’audace et de réalisme. Et l’on espère que de l’Egypte au Cap-Vert en passant par le Ghana, l’Algérie, le Sénégal et la République démocratique du Congo, les autres représentants africains sauront s’engouffrer dans la brèche ouverte par le Maroc pour augmenter les chances du continent noir de se rapprocher de son objectif de remporter, pour la première fois, le trophée tant convoité. Au-delà, la Coupe du monde reste une belle vitrine pour les joueurs pour taper dans l’œil d’éventuels recruteurs. Sans oublier la manne financière que cela permet aux fédérations méritantes, d’engranger. C’est dire s’il appartient à ces dernières de mettre les joueurs dans les conditions optimales de compétition, en évitant de tomber dans les travers de l’amateurisme qui ne font pas honneur au football africain.

 

« Le Pays »

 


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