HomeA la uneINTERVENTION DE DONALD TRUMP DANS L’AFFAIRE FOLARIN BALOGUN : Le scandale de trop

INTERVENTION DE DONALD TRUMP DANS L’AFFAIRE FOLARIN BALOGUN : Le scandale de trop


Donald Trump vient de faire son entrée dans la Coupe du monde, entre les 16es et les 8es de finale, c’est-à-dire juste au moment où ça commence vraiment à devenir encore plus crucial. En effet, en une journée, le président des Etats-Unis a réussi à (ré)inventer l’ingérence politique dans le sport de haut niveau, créant un scandale qui remet en cause l’intégrité morale de la  Fédération internationale de football et associations (FIFA) autant que l’équité sportive de la compétition.  Cette prise de position du président Trump qui, jusque-là, s’était fait très discret lors de « sa » Coupe du monde, fait des gorges chaudes, d’autant plus que sa proximité avec Gianni Infantino, le président de la FIFA, n’a pas cessé de faire couler beaucoup d’encre et de salive, ces derniers mois. Si les supporters américains savourent évidemment la levée de la suspension de l’attaquant des USA, Folarin Balogun, exclu en 16e de finale par un carton rouge, avant le choc USA-Belgique, il n’en demeure pas moins que la Coupe du monde 2026 tient là son scandale. En effet, il s’agit du premier cas de ce type lors d’une Coupe du monde depuis 1962. A l’époque, le Brésilien Manoël Francisco Dos Santos dit  Garrincha, avait été autorisé à disputer la finale après une intervention directe du gouvernement brésilien auprès de la FIFA.  Ce scandale suscite des interrogations sur les relations particulièrement étroites entretenues par Gianni Infantino et Donald Trump.

 

La FIFA se retrouve confrontée à une crise de gouvernance

 

 En tout cas, cette décision inédite de commuer une suspension automatique en sursis, à la veille d’un match crucial contre la Belgique, provoque une levée de boucliers dans le monde du football. L’Union des Associations européennes de football (UEFA), ainsi que plusieurs fédérations ont tous fustigé la FIFA, dénonçant une dérive inquiétante tout en estimant que le football ne doit pas devenir un outil entre les mains de ceux qui détiennent le pouvoir politique. En tout état de cause, l’affaire Balogun qu’on pourrait qualifier de scandale de trop, est devenue, en quelques heures, bien plus qu’un simple dossier disciplinaire. Entre les soupçons d’une intervention du président américain, Donald Trump, le recours introduit par la Belgique, les critiques publiques de l’ex-président de la FIFA,  Sepp Blatter, les attaques visant Gianni Infantino,  et désormais la prise de position officielle de l’UEFA, la FIFA se retrouve confrontée à une crise de gouvernance qui éclipse presque le football lui-même.

 

ST

 

 


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