HomeLa chronique du fouLUTTE CONTRE LA FRAUDE : De la nécessité d’en faire une affaire de tous

LUTTE CONTRE LA FRAUDE : De la nécessité d’en faire une affaire de tous


S’il y a un phénomène dont la persistance au Burkina Faso, me fait beaucoup réfléchir, c’est bien la fraude. Presque toutes les semaines, les différentes structures de l’Etat dont la mission est de la combattre, exhibent dans les médias, des cas inédits. Parlant de structures, je pense, entre autres, à l’administration des douanes, à la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), à la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression de la fraude (BMRCF). En tout cas, je fais le triste constat que malgré les mesures préventives, les sanctions pénales, la sensibilisation, la répression, les interpellations, les fraudeurs ne sont pas prêts à « quitter dans ça ». Bien au contraire, ils innovent dans leurs modes opératoires. Ils font davantage preuve d’ingéniosité ; tout cela pour échapper aux services de contrôle et continuer leur business.  Malheureusement, pour eux, et heureusement, pour nous autres, les structures de l’Etat en charge de la lutte contre la fraude, au regard des faits et de la réalité du terrain, ont une forte capacité d’adaptation et d’anticipation permettant de mettre en échec les différents modes opératoires des fraudeurs.  Cela dit, moi  fou, je tire mon chapeau à l’ensemble des acteurs de la lutte contre ce phénomène, particulièrement aux agents des différentes structures étatiques qui sont sur le terrain de la lutte. De ce que je sais, ils mettent parfois en péril leur vie pour éviter que les réseaux mafieux et criminels n’inondent nos espaces de leurs « marchandises ». Car, en plus des menaces et des pressions de toutes sortes, il est arrivé que des agents perdent la vie sur le terrain en voulant traquer des fraudeurs.

 

Lutter contre la fraude, c’est aussi protéger les jeunes qui sont l’avenir de notre beau pays.

 

 

Mais, il faut se dire une chose : à eux seuls, les agents de l’administration douanière, de la CNCLF, de BMRCF et les Forces de défense et de sécurité, ne peuvent pas éradiquer le phénomène ou le réduire à sa plus simple expression. Moi  fou, je pense que la population entière doit mettre la main à la patte. Elle fait de la lutte contre la fraude, une affaire de tous. Parce que si le phénomène persiste autant, c’est du fait de la complicité ou du silence coupable de certains d’entre nous. Bien évidemment, je ne suis pas naïf. Il y a ceux qui tirent leurs marrons du feu de la fraude.  Or, la fraude a des conséquences désastreuses sur la vie socio-économique. Je ne vous apprends rien en disant qu’elle détruit le tissu économique, alimente la criminalité, fait perdre de l’argent à l’Etat, met en danger la santé et la vie de la population, crée le désordre… Aujourd’hui, moi fou, j’ai le sentiment que les fraudeurs ont surtout pris pour cible la frange jeune de notre pays en tentant de lui fournir des produiTs nocifs et destructifs. Non seulement les jeunes sont une cible privilégiée, mais aussi ils apparaissent comme des acteurs clé du système frauduleux. La preuve, en regardant les images de présumés fraudeurs, diffusées dans les médias, je me rends compte qu’ils sont presque tous des jeunes. En tout cas, à mon avis, lutter contre la fraude, c’est aussi protéger les jeunes qui sont l’avenir de notre beau pays.  

 

« Le Fou »

 

 


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