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SITUATION NATIONALE :  La majorité exclue des négociations

La journée d’hier 5 novembre 2014 n’a pas été de tout repos pour la troïka de chefs d’Etat  qui était présente dans la capitale burkinabè en vue de trouver une solution à la crise qui prévaut actuellement dans le pays. Arrivés dans la matinée, les présidents John Mahama Dramani du Ghana, Macky Sall du Sénégal et Jonathan Goodluck du Nigeria ont échangé, tour à tour, avec l’Opposition politique, la société civile, les chefs religieux, le Conseil constitutionnel, la Majorité et la hiérarchie militaire. Des tête-à-tête à l’issue desquels chaque composante devait revenir après concertation pour  proposer trois noms de personnalités de son choix. Tous les noms proposés devaient ensuite être mis ensemble et la personnalité dont le nom reviendra le plus,  sera retenue  pour assurer la transition. Mais lors de la rencontre avec toutes les parties prenantes, l’Opposition politique et la société civile se sont retirées, s’opposant à toute idée de s’asseoir autour d’une même table de négociation avec la majorité qui a finalement été exclue des négociations.

 

Une journée marathon, c’est l’appellation qu’il convient de donner à   celle d’hier 5 novembre. En  tout cas, elle aura été très chargée, éprouvante pour le trio de chefs d’Etat venus à Ouagadougou au chevet du pays des Hommes intègres. Aussitôt arrivés  dans la matinée, les trois présidents ont été reçus par le chef de l’Etat par intérim, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida. A l’issue d’un bref entretien, tous se sont dirigés à l’hôtel Laïco où commencent les  tractations à  huis clos.  Tour à tour, l’Opposition politique, la société civile, les chefs religieux, le Conseil constitutionnel, la Majorité et la hiérarchie militaire ont  échangé avec les chefs d’Etat, en présence  des représentants de la CEDEAO, de l’UA et des Nations unies. Chaque entité a été invitée à proposer trois  personnalités de son choix, ce après concertations. Mais le gros du problème interviendra lors de la rencontre avec toutes les composantes pour rassembler les noms et choisir  in fine un seul pour conduire la transition. En effet, à cette étape, l’Opposition politique et la société civile, ayant constaté la présence de la majorité, se sont retirées estimant qu’elles ne peuvent pas être à une même table de négociation avec celle-là même qui est à l’origine de la situation qui prévaut actuellement dans le pays.

 

Les concertations continuaient toujours

 

Pour eux, en mémoire des martyrs, il n’est pas question de négocier un seul instant avec des « assassins ». « On ne peut pas négocier avec des assassins pendant qu’on n’a pas encore enterré nos morts ; on ne peut trahir nos camarades », a lancé, furieux, Boukary Konombo du Mouvement Brassard noir. Même ton chez Luc Marius Ibriga, de la société civile  pour qui il n’est pas question de discuter avec des « criminels ». A  en croire Marcel  Tankoano du M21, lorsqu’ils ont reçu l’ordre du jour dans la matinée, la majorité ne faisait pas partie des concertations. C’est donc à leur grande surprise qu’ils apprendront plus tard qu’elle a été conviée. Une situation qui a suscité une vive colère chez l’Opposition politique et la société civile qui sont sorties de la salle. Mais après des tractations, la majorité s’est retirée et les concertations avaient repris en présence de l’Opposition et de la société civile. Au moment où nous bouclions l’édition, les rencontres continuaient du côté de l’hôtel Laico.

 

Colette DRABO, Mamouda TANKOANO et Issa SIGUIRE

 

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7 commentaires

    1. Je suis entièrement d’accord. Il s’agit bien d’une ex majorité. Elle n’est plus sur la même longueur d’onde avec le peuple; donc la majorité a basculé pour une nouvelle majorité.

  1. Pour l’amour du ciel, n’appelez plus ces rapaces “Majorité”. Trouvez un autre mot. Je suis écœuré à lire ou entendre ce mot qualifiant à tord des assassins.

  2. Les rapaces n’ont pas honte. ils osent sortir leur tetes dehors pour venir participer a des negociations??? qu’est ce qu’ils veulent? participer a une eventuelle transition maybe? Dites leur qu’ils revent les yeux ouverts. Si un seul nom est vue dans la composition du futur gouvernement et qui sent du CDP, au nom de Dieu, vous nous verrez encore ds la rue. Ce qu’ils ont vu la ca le leur a pas suffit!! Mais qu’est ce qu’ils sont cullotes!!!

  3. Je me pose la question est ce que l’ex majorité est il conscient que de leur position de soutenir la position coût coût un individu qui finissait son mandat dans un an .Eux qui n’avaient pas de candidat pour remplacer Mr Blaise pourquoi ils viennent sur la table de concertation à Ouaga 2000 après avoir marcher sur le peuple Assimi héé i i

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