HomeA la uneTABASKI 2026 AU BURKINA : La solidarité comme ciment de la cohésion sociale

TABASKI 2026 AU BURKINA : La solidarité comme ciment de la cohésion sociale


Le 27 mai 2026, les musulmans du Burkina Faso, à l’instar de bien de leurs coreligionnaires d’autres pays à travers le monde, ont célébré la Tabaski que d’aucuns appellent tout simplement la fête du mouton et ce, en commémoration du sacrifice d’Abraham qui symbolise la foi et la soumission à Dieu. Sans doute le retour de la paix sera-t-il au centre des prières ce d’autant que notre pays, depuis plus d’une bonne décennie, est entré dans l’œil du cyclone des forces du mal qui sèment indistinctement la mort et la désolation. Puisse donc Allah exaucer les prières de nos frères et sœurs musulmans afin que notre pays retrouve la paix qui le caractérisait autrefois !

 

Déconstruire le discours de haine que véhiculent les groupes armés terroristes

 

C’est le lieu d’ailleurs de rendre un hommage appuyé aux Forces de défense et de sécurité (FDS) qui se battent au péril de leur vie pour que le pays tienne débout. Et mieux, grâce à leur courage et leur détermination, les forces combattantes ont porté, par-endroits, l’estocade aux groupes armés terroristes, parvenant ainsi à récupérer certaines localités qui ont même célébré le retour de leurs populations respectives. Quant aux déplacés internes dont les villages sont encore occupés par les forces du mal, ils nourrissent le secret espoir que tout ira pour le mieux. Mais en attendant, ils ont besoin du soutien des uns et des autres afin de pouvoir tenir le coup. Car, il faut le dire, si l’on salue la résilience des déplacés internes, force est de reconnaître que vivre loin de chez soi, est, pour le moins, difficile et éprouvant. Cela dit, on espère que la Tabaski offrira l’occasion aux uns et aux autres d’exprimer leur solidarité à ces âmes en peine qui, sous la contrainte, ont tout abandonné derrière elles. En effet, la solidarité, faut-il le relever, constitue le ciment du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. Elle est un régulateur de l’harmonie sociale que prône l’Islam qui, contrairement à ce que tentent de faire croire certains, est une religion de paix. C’est en cela d’ailleurs qu’il faut saluer le traditionnel dialogue qui a toujours prévalu entre les différentes confessions religieuses au Burkina. Et au-delà du simple dialogue, il existe une forme de fraternisation qui veut qu’à tour de rôle, les leaders religieux se fréquentent et se rendent visite à l’occasion des fêtes. Toutes choses qu’il faut davantage promouvoir afin de déconstruire le discours de haine que véhiculent les groupes armés terroristes dont l’objectif est de diviser pour mieux régner.  Sur un autre registre, et aussi anecdotique que cela puisse paraître, l’Aïd el-Kébir tombe, cette année, sur la fin du mois. Ce qui n’est pas rien dans un pays comme le nôtre où la plupart des travailleurs comptent sur le salaire de la fin du mois pour faire face aux charges familiales. Sans doute seront-ils nombreux à avoir le sourire aux lèvres, même si le contexte, il faut le rappeler, oblige les uns et les autres à la sobriété. Les temps sont durs et cela se fait sentir jusque dans le panier de la ménagère.

 

La rareté des condiments et autres produits frais sur le marché, reste une autre équation difficile à résoudre

 

Et comme pour ne rien arranger, les prix des moutons et des gallinacées ont connu une hausse exponentielle à bien des endroits, si fait qu’ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Sans oublier que la rareté des condiments et autres produits frais sur le marché, reste une autre équation difficile à résoudre. De ce qui précède, on peut dire, sans aucun risque de se tromper, que les moments de fêtes, depuis quelques années, constituent de véritables casse-tête pour bien des chefs de familles.  Cela dit, avec la résilience qu’ils ont chevillée au corps, les fidèles musulmans prieront une fois de plus pour le retour de la paix au Burkina. Puisse Allah exaucer leurs prières et que le Burkina Faso se décharge enfin du joug de l’insécurité qui pèse depuis quelques années, sur ses épaules longtemps éprouvées.

 

« Le Pays »


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