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COMIN-YANGA :  Grande émotion à l’inhumation des enseignants tués 

 

Les cinq enseignants tués à l’école de Maïtagou dans la province du Koulpélogo, région du Centre-Est, le 26 avril 2019, ont été inhumés le mardi 30 avril au cimetière municipal de Tenkodogo. Prières, recueillement, décorations à titre posthume et oraisons funèbres ont accompagné les disparus jusqu’à leur dernière demeure.

 

C’est au cimetière municipal de Tenkodogo que reposent désormais les cinq enseignants froidement assassinés dans la cour de l’école de Maïtagou, dans la soirée du vendredi 26 avril 2019. Ils y ont été inhumés le mardi 30 avril 2019, accompagnés par leurs collègues, amis et parents, de noir vêtus, en foulard ou brassard noir. C’était également en présence des ministres de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro, de la Sécurité, Ousséni Compaoré, de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo/ Marchal, de la Santé, Claudine Lougué, des autorités de la région, des forces de défense et de sécurité et de toute la population de Tenkodogo.

C’est aux environs de 15 heures 30 minutes que les corps des victimes de Maïtagou sont arrivés au cimetière municipal de Tenkodogo pour leur inhumation. Les photos sur les cercueils étaient indicatives sur la jeunesse des disparus et cela a été confirmé par le Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DREPPNF) du Centre-Est, Lucien Zouré, à travers l’oraison funèbre qu’il a lue. En effet, il a affirmé que les collègues assassinés étaient les instituteurs Désiré Bancé, 32 ans, 7 ans de service, Dieudonné Sandwidi, 32 ans, 2 ans de service, et Pakiemdan Sabdano, 23 ans, 1 an de service, et deux animateurs du centre à passerelle : Yougbaré Alassane, 37 ans, 2 ans de service, et Hamad Bouda, 38 ans, 3 mois d’activités. Avant leur inhumation, un cérémonial d’hommage de toute la nation a été observé. Il a débuté à la morgue du Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo par le recueillement sur les corps. Autorités gouvernementales et régionales, collègues des défunts et les autres forces de défense et de sécurité, les parents des victimes se sont tous recueillis devant les corps mis dans des cercueils recouverts du drapeau national. La douleur était perceptible sur tous les visages. C’est dans cette atmosphère que les communautés musulmane, catholique, protestante et coutumière ont prié pour le repos des âmes des cinq enseignants. Après cette étape, un long cortège a accompagné les corps à leur dernière demeure sis au cimetière municipal de Tenkodogo où le cérémonial s’est poursuivi avec la décoration à titre posthume des cinq agents de l’Education nationale tombés dans l’exercice de leur fonction. Ils ont été faits chevaliers de l’ordre  des palmes académiques. Au cours de l’oraison funèbre, le DREPPNF a qualifié de « terrible tragédie », ce qui s’est passé le 26 avril 2019 à Maïtagou. « Ils étaient à leur poste de travail, la craie à la main pour dispenser à leurs frères et sœurs, filles et fils du village de Maïtagou ce dont ces derniers avaient besoin pour contribuer plus tard à leur propre épanouissement ainsi qu’à celui de leur milieu de vie », a-t-il lancé. C’est un DR qui a tenté avec une voix remplie d’émotion d’apaiser les cœurs des parents, collègues et amis des cinq défunts. Le MENA PLN a, au nom du président du Faso, du Premier ministre et du gouvernement, présenté ses condoléances et traduit sa solidarité face à l’épreuve que traverse le monde éducatif. « Le gouvernement continuera de travailler et de faire tous les efforts pour assurer la sécurité des Burkinabè en général et celle des encadreurs du système éducatif en particulier » ; tel était l’autre message dont il était porteur. En cette circonstance douloureuse, la Coordination nationale des syndicats de l’éducation était présente pour rendre hommage aux combattants tombés. Le représentant de la coordination, Souleymane Badiel, au vu des circonstances dans lesquelles les enseignants ont été abattus, a demandé la prise de mesures urgentes,  concrètes et fortes pour assurer la protection des personnels de l’éducation dans l’exercice de leur fonction et dans les écoles également. Il a également demandé que des mesures soient prises pour que les ayants droit de ces cinq victimes et de tous les éducateurs tombés, aient le soutien de l’Etat pour lequel ils ont sacrifié leur vie.

 

Mahamadi NONKANE

(Correspondant)

 

 

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