HomeLa chronique du fouETABLISSEMENTS SCOLAIRES AU BURKINA : Où sont passées les infirmeries ?

ETABLISSEMENTS SCOLAIRES AU BURKINA : Où sont passées les infirmeries ?


Il y a très longtemps, très très longtemps, il existait dans bien des établissements scolaires, des infirmeries qui étaient chargées d’assurer les premiers soins aux enfants en cas de petits bobos de santé. Je suis un fou de Banh, mais j’ai toujours la mémoire encore très vivace bien plus que certains qui se croient lucides et dont le cerveau, je le sais, a été érodé par l’alcool. Je ne cite le nom de personne, mais je souhaite que celui ou celle qui se sentira morveux (se), se mouche jusqu’à ce que j’entende. En fait, pour revenir aux infirmeries dont je parle, force est de reconnaître qu’elles jouaient un rôle important. Tout comme la cantine scolaire, elles ont permis à bien des gens d’être là où ils sont aujourd’hui. C’est pourquoi je tiens à rendre un vibrant hommage à ceux-là qui avaient eu l’ingénieuse idée de mettre en place ce léger dispositif de santé pour soulager les peines des élèves. Ils avaient vu juste. Et moi fou, je leur en sais gré ; tant ils ont contribué à sauver des vies. Malheureusement, je fais le constat que tel n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, exceptés quelques établissements scolaires, ils sont nombreux voire très nombreux qui ne disposent plus d’infirmeries. Ce n’est pas moi qui le dis. Chacun peut le vérifier. Aujourd’hui, si un enfant tombe malade à l’école, on se contente d’appeler ses parents. C’est bien, mais on oublie que le temps que les parents s’amènent pour conduire l’enfant au dispensaire ou à l’hôpital, le mal continue de le ronger. Dans certains cas, la maladie s’est même aggravée ou compliquée. Et ce n’est pas tout.

 

Certains élèves en abusaient

 

On voit souvent des tout-petits qui, malades, sont libérés par leurs enseignants respectifs et qui, tout seuls, prennent le chemin de la maison et cela, parce que, dit-on, on n’arrive pas à joindre les parents. Voyez-vous ? C’est plus sérieux que l’on n’y pense. On touche du bois. Mais tout le monde sait qu’un gamin malade, abandonné à lui-même, est exposé à tous les risques possibles. C’est pour cette raison que je me demande s’il n’est pas de bon aloi de réinstaurer les infirmeries dans les enceintes des établissements scolaires. Je sais que l’on ne peut pas y soigner toutes les maladies. Mais au moins, les soins primaires peuvent être prodigués à un enfant en cas de besoin en attendant que ses parents le conduisent à l’hosto pour des soins médicaux appropriés. Voyez-vous ? Les infirmeries dans les établissements scolaires, avaient toute leur raison d’être. C’est pourquoi je demande aux autorités du monde éducatif, d’y songer ; tant il y va de la santé de nos enfants.     Moi, je suis fou, mais je sais que j’ai de très bonnes idées et je n’hésite pas à les partager, tout en espérant qu’elles retiendront l’attention de qui de droit. Toutefois, tout en reconnaissant l’utilité des infirmeries dans les établissements scolaires, je tiens aussi à rappeler que certains élèves en abusaient. En effet, quand ils ne voulaient pas suivre les cours, ils jouaient les faux malades. Ça aussi, je sais que ça existait et je connais même des gens qui, aujourd’hui haut placés, le faisaient pour échapper aux exercices d’arithmétique et de système-métrique que donnaient leurs maîtres respectifs en classes. Ils se reconnaîtront, je l’espère, dans mon propos. Donc, je suis pour la réinstauration des infirmeries scolaires, mais je suis contre toute forme de récupération.

 

« Le Fou »


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