Missive à mon oncle

MISSIVE A MON ONCLE

Mon cher oncle, encore une nouvelle semaine avec de nouveaux problèmes. Que le Tout-Puissant nous accorde la sagesse et l’intelligence afin de les surmonter avec succès. Mes salutations à toute la famille. Cher oncle, la Côte d’Ivoire est à nouveau en deuil, moins d’un mois après le décès, à Paris en France, de Charles Konan Banny, des suites du coronavirus. En effet, l’ancien ministre Kabran Appiah, président de la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP), est décédé dans après-midi du  27 septembre 2021. Selon des sources médicales, ce compagnon de l’ex-président Laurent Gbagbo, aurait succombé après une infection à la Covid-19. Professeur de droit, Kabran Appiah, ex-membre du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), fut ministre sous l’ère Laurent Gbagbo. Il était signataire de la charte constitutive du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), créé en mars 2006.  Le CNRD avait pour objectif de mener des actions pour la restauration de la souveraineté nationale et de la démocratie en Côte d’Ivoire, dans un contexte où le pays était divisé en deux, avec un Sud gouvernemental et le Nord sous contrôle de l’ex-rébellion des Forces nouvelles. Parlant de Covid-19, je t’informe qu’à la date du 27 septembre 2021, le   ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie Universelle a enregistré   98 nouveaux cas sur 2 741 échantillons prélevés, soit 3,6 % de cas positifs, 127 guéris et 7 décès. A la date du 27 septembre 2021, la Côte d’Ivoire compte donc 59 977 cas confirmés dont 57 606 personnes guéries, 607 décès et 1 764 cas actifs.

 

« Je ne fais pas la politique du mensonge, de la trahison ni de la mesquinerie »

 

En politique, sache que les relations entre Alain Lobognon et Guillaume Soro ont pris une autre tournure depuis la sortie de prison, de l’ancien député de Fresco. En effet, excédé par les critiques acerbes des pro-Soro à son encontre depuis qu’il a décidé d’aplanir les différends entre son mentor Guillaume Soro et le président de la République, Alassane Ouattara, celui-ci a décidé de démissionner du mouvement   Générations et Peuples Solidaires (GPS). « J’ai dit à M. Soro qu’il fallait mettre fin à notre collaboration politique. J’estime qu’on peut rester des frères, amis. Mais politiquement, nous n’avons plus la même vision qui consiste à faire la politique autrement. Si la politique autrement consiste à insulter les membres de sa famille, je pense qu’il faut tourner la page. En clair, je dis à M. Guillaume Soro que je mets fin à notre collaboration politique. Je ne fais pas la politique du mensonge, de la trahison ni de la mesquinerie. Je suis franc dans mes relations avec les hommes. Ceux qui me connaissent, diront que c’est Guillaume Soro qui m’a fait, bien que mon mentor politique s’appelle Djeni Kobina et qui parle de lui, parle de Henriette Diabaté qui est l’un de mes mentors aussi. Je veux parler également de Cissé Bacongo, du ministre Aly Coulibaly, du ministre d’Etat Téné Birahima qui ont guidé mes premiers pas en politique. J’ai connu toutes ces personnalités avant Guillaume Soro. Mon histoire politique a commencé en 1994 avec le RDR. Mon cheminement avec M. Soro date de novembre 2002. Avant cette période, j’existais politiquement au sein du cabinet du RDR d’Alassane Ouattara. Je ne suis pas un novice en la matière. Ce n’est pas Guillaume Soro qui m’a fait, bien au contraire, nous avons cheminé ensemble sur certains points. Guillaume Soro lui-même ne dira jamais qu’il m’a fait ou fabriqué», a-t-il indiqué. Dans la foulée, il est revenu sur la profonde discorde entre Ouattara et Soro. A l’en croire, c’est un déficit de communication entre le Président de la République, Alassane Ouattara, et l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, qui avait conduit à l’arrestation des membres de GPS. « A mon procès, je n’ai pas manqué de dire que si j’avais été au cœur des informations qui circulaient entre un petit groupe à cette époque, personne parmi nous ne serait allé en prison. Parce que j’ai toujours été présent là où on parle d’apaisement. C’est ce qui a fait qu’à ma sortie de prison, prenant en compte les attentes de mes amis restés en détention, par le biais de mon porte-parole, Jean-Paul Beugrefoh, j’ai marqué ma disponibilité à mettre fin au désaccord entre le président de la République et Guillaume Soro », a-t-il   ajouté. Mon cher oncle, je ne saurais terminer ma missive sans t’annoncer cette bonne nouvelle. Elle concerne ton acteur préféré, Michel Bohiri, qui a reçu, le 27 septembre dernier, à Kigali au Rwanda, le prix du meilleur acteur africain de cinéma et des séries télévisées de Côte d’Ivoire. « J’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer que je suis lauréat 2021 de la 16e  édition du PADEV qui se tient à Kigali au Rwanda. Ce prix, je vous le dédie car ma force et ma motivation viennent de vous», pouvait-on lire brièvement sur sa page Facebook, dans la soirée du lundi dernier. Initié par la fondation 225, le prix PADEV est un Prix africain du mérite et de l’excellence décerné chaque année à des personnes physiques et morales dont les œuvres, dans leurs secteurs d’activités respectifs, par leur qualité et leur impact, constituent des modèles de contribution au développement de leurs pays respectifs et partant, de l’Afrique.  PADEV 2021, c’est une sélection de 80 lauréats sur 500 nominés issus de 15 pays d’Afrique.

 

Sur ce, je te dis au revoir et à bientôt !

 

Ton neveu

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